Nous demandons :

En France : nos demandes

Les 10 exigences concrètes de notre campagne d'action pour sortir des pesticides et défendre une agriculture paysanne en France

  1. 1. L'accompagnement des fermes vers une transition agroécologique. Les politiques publiques et notamment la PAC 2028-2034 doivent soutenir des pratiques agricoles respectueuses de la santé, des sols et de la biodiversité et aider à l'emploi. Aucun fonds public ne doit aller à une agriculture mortifère ;
  2. 2. L'instauration de prix minimum garantis qui visent à interdire l'achat des produits agricoles par les distributeurs alimentaires en dessous du prix de revient qui comprend les charges, la rémunération du travail et la protection sociale ;
  3. 3. l'application de la décision rendue le 3 septembre 2025 par la cour administrative d'appel de Paris imposant la réévaluation des procédures d'homologation des pesticides du fait de leur impact environnemental et sanitaire désastreux ;
  4. 4. l'interdiction effective des substances cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et des perturbateurs endocriniens ;
  5. 5. l'abandon des projet de loi Duplomb 2, du projet de directive omnibus et la mise à distance du lobby agrochimique vis à vis des espaces de décisions des politiques publiques ;
  6. 6. la reconnaissance élargie des maladies professionnelles et des réparations pour les travailleurs et travailleuses agricoles malades de l'utilisation des pesticides ;
  7. 7. la garantie d'une protection sociale pleine et entière pour tous les salarié·es de l'agrochimie, victimes ou exposé·es aux risques de leur activité et des mesures protectrice d'accompagnement à la reconversion de leurs secteurs d'activités ;
  8. 8. l'arrêt de l'exportation de pesticides interdits en Europe sur d'autres continents, des réparations pour les victimes du chlordécone dans les Antilles, le paraquat en Guyane, ou le malathion en Te Ao Maohi - Polynésie, dépollution et la restitution des terres spoliées par l'empire constitué par le groupe Bernard Hayot (GBH) ;
  9. 9. le refus des nouveaux OGM issus des Nouvelles Techniques Génomiques (NGT) et des varietées de semence brevetées qui engendrent une privatisation du vivant au dépend de l'agriculture paysanne et de l'autonomie alimentaire des populations ;
  10. 10. la protection immédiate de tous les points de captage et cours d'eau, ainsi que la dépollution des sols et des milieux naturels

En Suisse : nos demandes

Le 3 octobre 2026, nous convergeons aussi vers Bâle et Monthey. Reprenant et prolongeant les revendications portées de longue date par les organisations de la société civile, nous demandons :

Au niveau national, à Syngenta et aux autorités fédérales

  1. 1. cesser immédiatement, sur le site de Monthey, la production et l'exportation de pesticides interdits en Suisse et dans l'UE en raison des risques pour la santé et l'environnement ;
  2. 2. s'engager à cesser la commercialisation des pesticides extrêmement dangereux dans le monde entier, avec un plan clairement défini et des délais contraignants ;
  3. 3. cesser immédiatement toute entrave procédurale aux droits des collectivités publiques et financer la dépollution des eaux du Léman, en application du principe du pollueur-payeur ;
  4. 4. interdire l'exportation de tous les pesticides dont l'utilisation est bannie en Suisse en raison de leurs effets sur la santé ou l'environnement ;
  5. 5. intégrer les substances reconnues comme dangereuses dans la révision de l'ordonnance sur la protection des eaux ;
  6. 6. reprendre et financer durablement la recherche sur l'impact des PFAS et des pesticides sur la santé ;
  7. 7. exclure les lobbyistes de l'agrochimie des délégations officielles suisses à la COP et instaurer des critères de sélection transparents ;
  8. 8. soutenir activement la transition agroécologique en garantissant un vrai revenu paysan : la sortie des pesticides ne se fera pas sur le dos de celles et ceux qui nourrissent le pays

Pour le site de Monthey

  1. 1. Transparence : Syngenta doit publier la liste de toutes les substances et produits fabriqués sur le site de Monthey ;
  2. 2. Arrêt de la production pour l'export de substances interdites : cesser immédiatement la production pour l'exportation de tous les pesticides interdits en Suisse ;
  3. 3. Réparation des dommages et principe du pollueur-payeur : Syngenta doit débloquer les fonds nécessaires à la dépollution des eaux potables distribuées autour du Léman, aujourd'hui payée par les collectivités, y compris pour les dommages causés à l'étranger ;
  4. 4. Fin de l'entrave démocratique : Syngenta doit cesser d'entraver, par des recours de procédure et le blocage d'accès aux informations, les droits démocratiques des collectivités publiques et leur capacité à préserver leurs eaux potables ;
  5. 5. à l'attention du Conseil d'État valaisan : un dédommagement aux communes qui doivent dépolluer leurs eaux, le canton ayant failli à son devoir de contrôle ;
  6. 6. à l'attention du Conseil fédéral : la reprise des recherches sur l'impact des PFAS et des pesticides sur la santé